Affichage des articles dont le libellé est Jules. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jules. Afficher tous les articles

dimanche 6 août 2017

Croûte de pâté vaut bien pain

Jules déteste la croûte du pâté en croûte.
Assis à la table d'une auberge,
Il observe son assiette et gamberge.
Il veut y échapper coûte que coûte.

Un mendiant entre,
Il tend son écuelle alentour,
Affamé dans ses sales atours,
Il cherche à emplir son ventre.

Tandis que ses parents
Trouvent ce spectacle répugnant et indigne de l'auberge,
Jules sourit au mendiant
Et dans son écuelle verse la croûte dorée. Sacrilège !

Il y ajoute du pain,
Une tranche de pâté en croûte
Et son plus beau sourire enfantin

Auquel répond le mendiant qui reprend sa route.

Proverbe français

dimanche 5 mars 2017

Les contes cauchemardesques de la forêt: Une ambiance électrique


  Jules était seul ce soir-là, ses parents étaient allés au cinéma le laissant seul avec la baby-sitter qui regardait la télévision dans le salon. Il entendait les bruits étouffés du téléviseur. Comme il s’ennuyait, le petit garçon commença à jouer avec la prise électrique. Comme son doudou ne subit aucun dommage, il mit son doigt dans la prise. La douleur fut intense et il retira immédiatement son doigt. Peu à peu, la douleur s’apaisa et il n’y pensa plus.  Une fois la lumière éteinte après l’histoire et le bisou de la baby-sitter, Jules s’endormit et il rêva de pirates et d’aventure avec nounours.


  Un bruit à sa fenêtre, certainement, un morceau de bois léger emporté par le vent le réveilla en sursaut. Lorsqu’il ouvrit les yeux dans le noir de sa chambre, Jules fut pris de panique : il voyait des formes de couleur dans le noir, comme des néons roses, jaunes, bleus, verts ou rouges qui bougeaient en silence et avec une lenteur inquiétante. Le garçon alluma la lumière mais il ne vit rien. 


Quand il l’éteignit, il revit les lumières qui passaient sans le voir. Il commença à gémir de peur mais les créatures ne firent pas attention à lui alors la  curiosité et l’émerveillement l’emportèrent. 


  Adolescent, la curiosité l’emporta et il chercha à comprendre ce que lui seul voyait. Malgré des études de biologiste, il ne comprit jamais ce qu’il voyait et personne ne put l’aider. Néanmoins, il remplit un cahier d’étude de ces créatures de la nuit, phosphorescentes et invisibles qui continuaient à l'émerveiller, nuit après nuit.

lundi 26 décembre 2016

A travers la porte

  Ce soir-là, Jules se coucha comme d'habitude. Durant la nuit, il entendit un grincement dans sa chambre. Il alluma sa lampe de chevet et se rendit compte qu'une porte était ouverte dans le mur face à lui. Intrigué, il s'approcha pieds nus et sans mettre sa robe de chambre malgré le froid.

  Il alla chercher une lampe de poche dans le tiroir de son bureau, vérifia qu'elle fonctionnait et passa la porte après avoir coincé un livre pour l'empêcher de se fermer. Il se retrouva dans une jungle en plein jour, un chemin passait juste devant lui, il repéra l'emplacement de son placard et avança droit devant lui.

  Il marcha durant une demie-heure et entendit pleurer. Un petit garçon était assis au pied d'un arbre. Il s'appelait Serge et il lui raconta qu'il avait passé la porte et qu'elle s'était refermée toute seule, il était coincé depuis une semaine et désespérait de sortir de ce monde étrange. Il n'y avait que de la jungle, des arbres étranges, mais pas d'animaux sauvages. Il n'y avait que des fruits à manger et pas de porte de sortie. Ce monde était un cercle d'un kilomètre de diamètre fermé par des murs. Parfois une ouverture se dessinait dans le mur mais elle ne restait jamais longtemps sur le mur, elle disparaissait.

  Jules s'inquiéta alors : et s'il se retrouvait coincé ? Il prit Serge par la main et il retrouva son chemin. La porte commençait à s'effacer. Ils poussèrent tous les deux de toutes leurs forces et parvinrent à ouvrir la porte avant sa disparition.

  Une fois rentrés dans la chambre de Jules, en sécurité, ils purent enfin se reposer au calme. Serge voulait rentrer chez lui sans attendre et il sortit discrètement par la porte d'entrée. Il promit d'écrire à son nouvel ami et s'avança en pyjama sur le trottoir. C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte qu'il avait changé de climat et surtout d'époque.

mercredi 21 décembre 2016

Soirée de babysitting

« 20 h 00
Cher journal,

ce soir, les parents sont sortis, je garde juste Jules « parce que tu comprends, il est petit, il ne va pas rester tout seul !! ». Pff, j'aurais pu aller dormir chez une copine, on aurait fait une soirée pyjama ! Là, il mange sa pizza devant des dessins animés. Il faut bien admettre qu'il est super sage !

21 h 00
Jules est au lit, je lui ai lu deux fois Le petit chaperon rouge mais sinon, il n'a pas été casse-pied du tout. En même temps, il a cinq ans, ça aide. Les parents vont rentrer vers une heure, je suis tranquille pour quelques heures. Je me mettre un film en mangeant des pop-corn, ça me détendra toujours un peu.

21 h 30
Il y a du bruit là-haut. Ce n'est pas Jules, il dort ! J'ai entendu des pas et des grincements mais je crois que j'ai dû rêver même si ça fait peur sur le moment.

21 h 43
Ca recommence, on dirait que quelqu'un marche dans tout le couloir de l'étage. J'ai peur mais il y a Jules.

22 h 14
Ca recommence, on déplace même des meubles ! J'ai pris une lampe de poche et le tisonnier et j'ai monté les marches en silence. Arrivée là-haut, rien. Jules était réveillé et effrayé, du coup, on a déménagé ses affaires pour qu'il dorme sur le canapé. J'ai augmenté le son de la télévision pour ne pas trop entendre ce qui se passe là-haut. Les parents ont laissé leur portable sur la table de la cuisine donc ça ne sert à rien de les appeler. Les voisins sont en vacances donc il ne nous restera qu'à appeler la police. On aura l'air malin en leur parlant de grincements de vieux parquet et de bruits de pas !

22 h 31 J'entends des pas qui descendent l'escalier. Le bois grince, le frottement est léger, on dirait des pieds nus. Ca vient par là. Oui, ce sont des pieds nus sur le carrelage. Ca vient vers nous, j'ai peur. Je vais appeler la police et demander à Chloé si on peut dormir chez elle. » 

- Allô, c'est Chloé. Jules, Sarah, tout va bien ? J'entends rien ! Bon, je raccroche, c'est Jules qui a dû jouer avec ton téléphone portable. Tu m'appelles demain ! Bises. 

dimanche 18 décembre 2016

Attention au facteur !

- Maman, maman, le facteur, il a un pistolet dans son sac ! Je l'ai vu dépasser quand il m'a remis le colis de tante Suzanne.
- Quoi ? Non mais tu délires ou quoi ? Enfin, non, je te crois mais ça doit être le jouet de son fils ou...
- Nan, M'man, c'est un vrai, je te jure, j'en suis sûr !
- Tu dois te tromper que peut-il bien en faire ? Il est facteur pas braqueur de banque !
Et la mère de Jules n'y pensa plus tout comme le petit garçon d'ailleurs qui avait attentivement guetté le pistolet lorsque le facteur distribuait le courrier avant de se lasser.

  Mais moi, je vais vous dire pourquoi il avait un pistolet ce facteur. Un jour, à l'approche de noël, il avait oublié de fermer sa portière, il avait la tête ailleurs ce jour-là car sa petite amie l'avait quitté. En se rasseyant dans la voiture, il avait senti quelque chose de froid dans sa nuque et un homme l'avait menacé : Tu me donnes tous les colis ou tu es mort. Il avait obtempéré, avait été convoqué par sa hiérarchie. Ce n'était pas sa faute, il n'y avait pas eu de sanction, son employeur avait déposé plainte et à sa connaissance, le voleur courait toujours. Mais depuis il avait peur, très peur.

  Donc il avait acheté un pistolet factice via un armurier de sa ville et il le gardait au cas où. Au pire, il pouvait toujours le lancer sur son agresseur car il pesait lourd, très lourd, autant qu'un vrai pistolet.

  Jules en parla à ses copains à l'école qui pour certains en parlèrent à leurs parents mais l'affaire en resta là car qui croirait un enfant de cinq ans qui raconte que le facteur est armé ? Personne parmi les adultes!

  Mais Jules regarda désormais le facteur avec méfiance chaque fois qu'il le croisa par la suite.


jeudi 15 décembre 2016

La maison de Jules

Petit Jules était souvent seul dans sa maison car ses parents travaillaient beaucoup. Il n'avait ni frère ni sœur ni chien pour jouer, aussi il passait beaucoup de temps à explorer la grande maison de ses parents. Mais qu'espérer d'une maison moderne ? Il n'y a ni passage secret, ni grenier plein à craquer de souvenirs, ni histoire intrigante dont il pourrait tenter de résoudre l'énigme.

Un jour pluvieux, Petit Jules s'attabla pour faire ses devoirs. Il voulait les faire au début des vacances pour ensuite être tranquille jusqu'à la rentrée. Mais son esprit volait loin, très loin de ses mathématiques ou de sa chimie. En soupirant, il posa son stylo à plume sur son cahier et partit explorer la maison de la cave au grenier. La maison n'était pas grande, il ne mit guère plus d'une heure, car il est rapide d'explorer des lieux que l'on connaît déjà par cœur.

Il s'installait pour jouer à la console quand un bruit sourd se fit entendre à l'étage, sans doute même au grenier. Le garçon se leva et attendit au pied de l'escalier. Le bruit recommença et il monta aussi silencieusement que le permettent les marches de bois d'une maison même moderne.

Dans le grenier, il trouva un journal intime, un récit d'enquête en vérité. Un journaliste, locataire au début du siècle dernier appris par un collègue que la maison où il vivait était le théâtre de mystérieuses disparitions depuis un terrible incendie qui fit disparaître les occupants de la maison. Intrigué, Jim H. (et sa sœur Wallis qui vivait avec lui) mena l'enquête durant cinq ans avant de disparaître mystérieusement.

Ils firent venir des medium, des sorciers et des spécialistes du paranormal, des scientifiques également. Mais aucun ne trouva d'explication à ces phénomènes. Ils haussèrent les épaules en se disant que s'ils ne trouvaient rien, il n'y avait rien à trouver mais ils savaient qu'ils se mentaient. Couturière, Wallis passait beaucoup de temps dans la maison, elle entendait des voix, des cris, des chants ou des coups dans les murs. Les marches de l'escalier craquaient sans raison. Jim également passait énormément de temps dans la maison mais il restait généralement dans son bureau pour travailler contrairement à sa sœur qui changeait d'endroit selon l'ensoleillement ou son humeur. Il entendit des choses mais moins souvent et y accordait moins d'importance.

Pourtant, Jim décida d'en faire un papier car l'histoire lui semblait intéressante. Wallis l'épaula sur son temps libre car elle était également très intéressée par tout ça. Il ne leur vint pas à l'idée de quitter la maison. Ils interrogèrent les voisins et consultèrent les archives du journal local à la bibliothèque qui ne leur apprirent pas grand chose. Ils remontèrent sur cinquante ans mais s'ils étaient remontés sur un siècle, ils auraient trouvé ce qu'ils cherchaient. Jim fit un papier qui fut refusé par son rédacteur en chef, faute d'autres preuves. Je retrouvais le brouillon de son article dans le journal intime du journaliste.

La maison fut fouillée du sol au plafond mais rien ne fut trouvé. En dernier recours, ils firent venir un prêtre exorciste mais je ne sais pas la suite, le journal s'arrête là. Ont-ils fui précipitamment ? Ou ont-ils disparu mystérieusement comme Madame Verona, la voisine l'a appris à Jules ?

Un cri de colère se fit entendre et Jules rentra précipitamment dans sa chambre, le journal serré sur son cœur par des mains moites d'angoisse. Il termina ses devoirs pour cesser de penser en attendant le retour de ses parents mais des pas lourds se firent entendre dans le couloir menant à sa chambre, le sol tremblait sous les pas. Jules poussa un hurlement,

- Et vous n'avez rien retrouvé ?
- Non...
- Uniquement le dictaphone que votre fils utilisait tout le temps et le fameux journal qu'il a trouvé ?
- Oui...
- Bon, je n'ai jamais rien vu de tel de toute ma carrière mais je vais envoyer une équipe sur place. Monsieur et madame ANGELE, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver votre fils. Allô, oui, envoyez une patrouille sur place, je raccompagne les parents et j'arrive. On vous tient au courant, reprit l'inspecteur en les raccompagnant à la porte.