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mardi 24 octobre 2017

Fuite aquatique


L'eau liquide coule
Et s'écoule, libre serpent
Qui dévale et dévore la roche
Dans un bruit chantant.

mardi 17 octobre 2017

Voyage de chocolat

Un carré de chocolat dans la bouche,
Il m'emporte au loin et je rêve.
Je rêve de l'Afrique et des animaux farouches ;
Et des cacaotiers qui exhalent leur sève.
J'imagine leurs senteurs piquantes
Sous le vent
Et leurs cabosses craquantes et luisantes.
Mais moi, je suis à Paris sous la grisaille et le béton.

Vite, il me reste du chocolat !

samedi 14 octobre 2017

Temps d'automne


Le temps emporte les jours de l'automne
Comme le vent emporte les feuilles jaunissantes.
Automne passe, hiver vient.
La Terre se repose et son cœur se glace sous le crachin.

mardi 10 octobre 2017

Visite nocturne 2


La jeune femme s'avance vers son bien-aimé.
Endormi, il entend un bruit dans le noir de la chambre ;
Intrigué, il s'assied sur son lit et il sonde l'obscurité
Qui ne révèle rien contre lequel il devrait se défendre.

L'homme se recouche et il sent une présence à ses côtés.
Intrigué, il tend la main et il reconnaît l'arête d'un nez bien connu
Pour l'avoir caressé maintes fois par le passé.
- Tu es revenue...

La femme sourit et elle prend l'homme dans ses bras.
Le noir de la chambre masque son sourire dément.
Une fois l'homme endormi par un charme de sa connaissance après leurs ébats,
La femme se lève et elle quitte la chambre lentement.

Au matin, l'homme se réveille seul dans le grand lit,
Il croit avoir rêvé le retour de sa défune aimée
Mais un long cheveu blond lui révèle la réalité de la nuit
Passée.

Quelques recherches plus tard,
L'homme comprend que ce n'est pas son aimée
Qui lui a rendu visite hier soir
Mais un succube esseulé.

Le chagrin étreint son cœur
Et il pleure dans la solitude de son appartement.
- Pardon, mon aimée, j'ai cru à ton retour.
Depuis ta mort, tu me manques tant
Que j'ai cru un instant
A ton retour ;
Mais il est loin ce moment
De te rejoindre dans la mort pour toujours.
Pardonne-moi.

mardi 26 septembre 2017

Matelas aqueux

Allongé sur un matelas aqueux,
Le petit garçon se laisse glisser sur les flots.
Matelas vivant qui se laisse emporter, heureux,
Par l'eau mouvante de la rivière calme qui berce son repos.




samedi 9 septembre 2017

Naufrage en haiku majeur

La mer, puissante masse mouvante 
Se fracasse avec bruit sur les rochers.
Le bateau vole en éclat.

mardi 5 septembre 2017

Complainte de l'ange gardien

Moi, ton ange gardien
Je suis toujours là
Sans que jamais tu me vois,
Nul ne peut couper notre lien.

Tu m'adresses mille reproches,
Si je n'ai pas l'air de te protéger
Comme tu le voudrais,
Qui m'écorchent.

Mais je te guide à chaque instant
Et tu ne vois pas les signes que je te laisse
Pour guider tes pas vers l'allégresse,
Trop occupé à me faire mille reproches en te lamentant.

lundi 4 septembre 2017

L'arbre triste


L'arbre courbé
Trempe ses doigts dans la rivière.
Mélancolique,
Ses feuilles pendent dans l'onde mouvante.
Triste,
Peu à peu, il se laisse glisser dans l'eau.
Ses racines lentement quittent la terre.
Une tempête précipite sa chute
Et l'arbre triste rejoint l'onde mouvante.

samedi 2 septembre 2017

Réveil nocturne

Les yeux clos,
Bras croisé sur la poitrine,
Dort une jeune femme blonde à la longue robe rouge.
Dans le tombeau, rien ne bouge ;
Elle attend que la nuit teinte le ciel d'un bleu marine
Qui marquera son réveil, poupée de cire, froide comme si de neige était son manteau.
La nuit pénètre dans le tombeau
Et la pâle jeune femme ouvre les yeux
Dans son caveau solitaire.
Une fois de son tombeau, avoir dégagé la pierre,
Et elle s'avance, altière, les yeux vers les cieux,
Souriante dans sa robe rouge bordeaux.
Un sourire carnassier pare sa bouche
Et la fille aux yeux bleu foncé s'enfonce dans la nuit,
Enveloppée dans sa cape violette.
Durant des heures, elle parcourt les ruelles, muette,
Jusqu'à trouver dans un taudis
La proie dont elle se délecte qui dort sur sa couche.
Rassasiée,
La femme vampire s'enfonce dans la nuit
Courant retrouver son tombeau solitaire.
Elle marche altière
Dans les rues, inquiète de la mort des étoiles. La jeune fille
Retrouve bien avant l'aube sa couche froide et solitaire qui l'attend pour l'éternité.

mercredi 2 août 2017

Fleur dans son vase mourante


Fleur dans son vase doucement s'étiole
Et meurt pour le bonheur éphémère
D'une belle jeune fille.

jeudi 27 juillet 2017

Etoile de rêve


Etoile qui luit dans le ciel,
Toi, tu sais que les rêves
Sont l’étoffe essentielle
Dont se tissent les pensées du poète sans trêve.

mardi 25 juillet 2017

Un bouquet de vers


A toi, mon aimée,
J’offre ce bouquet de vers,
Ces quelques lignes jetées sur le papier
Pour égayer ta journée quelques heures.
 
Je t’emmène te promener dans la forêt,
Illuminée de lumière,
Je t’emmène à pied,
Par les chemins du bord de mer.
 
Par ces mots, je te rejoins dans de lointaines contrées,
Dans le désert
Que tu aimes tant, où je ne t’ai pas suivie, mon aimée.
Tu me manques malgré les années écoulées depuis notre dernier verre.

dimanche 23 juillet 2017

Le train maléfique


Dans un élan prodigieux, le train s’élance
Dans la campagne, il maintient la cadence
Mais il ne s’arrête nulle part,
Les passagers perdent espoir.
 
Enfin le train fou décélère
Mais point il ne décolère,
Il repart aussitôt
Par monts et par vaux.
 
Après une journée entière,
Il dépose ses passages en pleine campagne, sans compassion,
Sans remords, il les laisse sans repères,
Pour mieux reprendre sa course folle sous les regards pleins de peur et d’incompréhension.

jeudi 20 juillet 2017

Ange des cauchemars


L’ange bat mollement des ailes
Pour ne pas faire de bruit,
Il murmure à l’oreille de l’enfant endormi
Pour chasser les cauchemars qui hantent son sommeil.

vendredi 14 juillet 2017

Fée nocturne


Ses longs cheveux blonds
Volent en rond,
Au rythme de sa danse et de sa chanson.
 
Dans sa robe d’or,
La fée chante ce chant qu’elle adore
Tandis que le jour s’endort.
 
Un chevalier passant par là,
Pour une sorcière, la prit et son arc arma.
D’une flèche transpercée, la fée cette clairière à jamais quitta.

dimanche 2 juillet 2017

Où vont les larmes

Où vont les larmes
Lorsqu'elles s'assèchent pour se fondre
Dans l'infini et le néant ?

Elles s'évaporent
En vapeur
Jusqu'au ciel d'or
Où des anges les font se condenser.

C'est ainsi que se forment
Les nuages
D'où les anges
Regardent le monde d'en bas.

lundi 26 juin 2017

Promenade sans but


Triste, la jeune femme erre dans le parc,
Fantôme qui sillonne les allées, tout le jour.
Par la fenêtre, un homme la regarde près du petit lac,
Il voit son ombre se mouvoir jour après jour.
Il n'ose approcher l'ombre
Qui erre ainsi sans but,
Il ne sait pas que sa tombe,
Se trouve dans la butte
Près du petit lac.

dimanche 25 juin 2017

Sommeil froid

Ses boucles cuivrées couvrent l'oreiller, elle dort.
Dans son sommeil, elle ne voit pas, le liquide
Imbiber le drap puis le matelas. Son corps
Perd sa chaleur à mesure que de sa vie, elle se vide.

samedi 24 juin 2017

Danse mortuaire

Dans son linceul, à la blancheur éclatante,
La Mort danse sous la pleine lune.
Elle agite des chaînes qui cliquettent dans la brume
Et elle danse en cadence parmi les tombes solitaires. Un habitant de plus ce soir, elle est contente.

vendredi 23 juin 2017

Promenade en forêt


Le nez au vent, le jeune homme
Se promène dans la forêt ; solitaire,
Il écoute les bruits alentour qui résonnent
Partout dans le sous-bois. Chant éphèmère.
Il marche sur une branche,
La forêt se tait,
Sa présence déclenche,
Un code secret de silence : tout est muet.