mercredi 12 juillet 2017

Fatal anniversaire


Son portable à la main,
L’adolescent attend.
Toute la journée, il la passe,
Enfermé dans sa chambre.
 
Le soir tombe mais rien ne vient.
Les larmes aux yeux, il pleure silencieusement ;
Sans personne pour fêter l’année qui passe,
Ce soir-là, il abandonne et dans le néant, il sombre.

mardi 11 juillet 2017

Shéhérazade


  Shéhérazade, épuisée s’endort à l’aube dans sa chambre décorée de dorures et de tapis après un léger repas. A midi, une servante vient la réveiller, il est temps après cette courte nuit de tenter de sauver sa vie une nuit de plus. Avec sa sœur, elles font l’inventaire des histoires qu’elles ont entendues et en recherchent les péripéties.
 
  Les mains glacées et le cœur battant à tout rompre dans la peur de ne pouvoir conter toute la nuit des histoires au sultan, la jeune fille fait une  ultime recommandation à sa sœur en grignotant une datte.
- Et n’oublie pas, une fois minuit passé, de verser dans le vin que tu lui serviras une goutte de ce somnifère mais pas une de plus, sous peine de nous condamner. Nous aurons ainsi trois heures pour dormir et trouver des histoires à lui raconter.

lundi 10 juillet 2017

Nanowrimo Novembre 2016: Promenade nocturne

    L'autre soir, je rentrais chez moi après une soirée, un peu éméché et pour prendre un raccourci, je décidais de passer par le cimetière. J'étais plus que légèrement ivre et sur le moment, cela me sembla une bonne idée. Je poussais le petit portail ou j'enjambais la petite barrière de fer forgé, je ne sais plus trop bien. Toujours est-il que le lieu était presque éclairé comme en plein jour sous la pleine lune qui luisait, énorme disque brillant.

   Pas apeuré, je marchais lentement sur le sentier principal en regardant les étoiles. Un bruit à ma gauche, je tournais la tête sans rien voir. Un bruit à ma droite, je tournais la tête sans rien voir. Intrigué, je m'arrêtais mais je ne vis rien autour de moi et je repris ma marche en haussant les épaules.

  Alors que j'allais passer la porte du cimetière, je sentis des ongles s'enfoncer dans mes épaules et des aiguilles me transpercer le cou. Soudain sans force, je me suis écroulé par terre sans connaissance. Je me suis relevé quelques minutes plus tard sans comprendre ce qui m'arrivait et je suis rentré chez moi.
   
Depuis ce jour, je ne sors plus de chez moi car j'ai la migraine dès que j'ouvre les volets, j'ai fini par appeler le médecin pour avoir un arrêt maladie. Le médecin vient de passer, je n'ai plus la migraine, je ne mangeais plus depuis plusieurs jours et je n'ai plus faim. Comment cacher le corps maintenant ? Comment me fournir en viande fraîche par la suite ? Comment payer mon loyer sans sortir travailler ? Où trouver un autre abri et une source de nourriture ? Je réfléchis, j'ai l'éternité pour trouver une solution.

Pourquoi ce démon vous a-t'il choisi ?


-Pourquoi ce démon vous a-t’il choisi ?
Le psychiatre le regarde, les mains posées sur son ventre rebondi. Leurs regards se croisent par-dessus leurs lunettes.
- Je ne sais pas. murmure le patient dans un murmure. Mais je vous jure qu’il est réel, il me poursuit sans cesse.
- A quoi ressemble-t’il ?
- C’est une ombre noire qui se glisse dans la nuit et les ombres. Je ne vois que sa silhouette plus sombre que le reste, mouvante et qui tente de me toucher. Je garde toujours la lumière allumée pour me protéger, mais aujourd’hui, je voudrais dormir.
- Je ne peux que vous conseiller de dormir et d’oublier cette ombre. Elle est le fruit de votre imagination, faites-moi confiance.
 
Le malade sort de la pièce, le soir est déjà tombé, la nuit tombe tôt l’hiver. Il ferme les yeux, il s’endort. Le psychiatre quitte bientôt son bureau et éteint toutes les lumières. L’ombre attaque le patient en aspirant sa vie puis elle se met à suivre la dernière personne vue par sa victime. Le psychiatre monte dans sa voiture, inconscient de la menace qui pèse sur lui.

dimanche 9 juillet 2017

Pétales au vent


Courbées sous le souffle,
Les fleurs tentent de garder leurs habits
De couleur. En silence, elles souffrent
Des assauts du vent jaloux de leurs coloris.

Rafale après rafale,
Il leur arrache des lambeaux
De couleur qui volent dans l'air au gré des rafales
En un ballet coloré et joyeux.

samedi 8 juillet 2017

Vagues colorées


Emportées par le vent,
Les pétales volent dans l'air,
Nuée colorée
Et odorante
Qui ravit les narines des passants.
Ils se promènent dans les ruelles et les artères
De la ville sans remarquer
Les vagues mouvantes.

vendredi 7 juillet 2017

Clavier conteur


Les jours passent,
Riches d'histoires,
D'écrits divers
Qui glissent sur mon clavier
Et tourbillonnent sans cesse dans ma tête
Sans jamais me lasser,
Occupant mes journées
Et mes moments d'ennui.
Mon clavier chante sous mes doigts,
Égrenant ses histoires
Jour après jour.